Du sang neuf à la Province – Mes réponses aux questions de Quentin le Bussy


J’ai donc répondu aux questions de Quentin le Bussy (10e candidat sur la liste communales ECOLO de Liège) sur ma candidature à la Province, en voici un extrait, retrouvez l’intégralité sur le site de Quentin à cette adresse :http://www.quentinlebussy.be/2012/les-15-questions-du-10e-candidat-a-matthieu-content-1er-sur-la-liste-provinciale#more-867

Extrait:

« 1. La question qui tarabuste: Liège plus verte, c’est un enjeu liégeo-liégeois ou une ambition pour toute l’agglomération ?

La transition écologique de Liège, c’est évidemment un enjeu qui dépasse la seule commune de Liège. Of course !
Je dirais même que ça dépasse l’agglomération et que ça touche l’ensemble de l’arrondissement voire même au-delà pour certaines problématiques. Comme je le dis souvent, Liège ne peut avancer sans les communes de l’arrondissement et sans son « hinterland », tout comme les communes de l’arrondissement (et même au delà) bénéficient et ont besoin de Liège pour leur équilibre et leur prospérité: Liège c’est une Ville de 195.000 habitants au cœur d’une agglomération qui en compte 650.000! Prenons simplement l’exemple de la mobilité. Ça n’aurait absolument aucun sens de penser la mobilité à Liège et dans ses alentours sans y inclure les problèmes des communes de l’arrondissement, voire même au-delà. Mais il en va de même pour beaucoup d’autres thématiques.
Pour moi, la « supra communalité » ça consiste surtout à coordonner des politiques, à mettre en réseau, à s’assurer que la majorité des acteurs s’y retrouve et soient gagnant en pensant au bénéfice pour l’ensemble.

2. La question qui chatouille: Comment tu fais la différence entre Ecolo et le PS, tant qu’à être de gauche…

Jacky Morael a dit un jour : « Je suis convaincu qu’il y a désormais deux formes de progressisme. L’un se décline sur le mode de la résistance : le bouclier qui croit pouvoir, en période difficile, empêcher les forces du mal de pulvériser les protections sociales. Notre progressisme est différent parce que notre constat est différent : nous ne traversons pas une mauvaise passe économique, mais une mutation. Et qui dit mutations, dit changements, réformes. Ces deux conceptions du progressisme partent du même attachement à un État régulateur, redistributeur, encadreur, normatif, mais divergent sur l’analyse de la situation et sur les solutions ».

C’est dans Le Soir du 5 juin 1997 (un bon historien cite ses source hein ;-) , c’est pas à toi que j’apprendrai ça) et je trouve que 15 ans plus tard c’est d’une actualité impressionnante, sauf qu’il semble que ces jours-ci, le Parti Socialiste oublie de plus en plus sa volonté de protéger les acquis sociaux, le bouclier commence à s’effriter, regardez ce qu’il se passe au fédéral! Je pourrais évidemment passer des heures à parler de cette thématique. Pour moi, l’écologie politique est un système d’idées cohérentes et une vision spécifique de la société. L’apparition de l’écologie politique a selon moi autant de force que l’apparition du libéralisme à la fin du XVIIIe siècle et que l’apparition des mouvements socialistes (communistes y compris) dans la seconde partie du XIXe siècle. Ce qui fait la particularité de l’écologie politique, c’est d’être critique envers le productivisme.

3. La question qui fait mouche: Plus besoin d’écolos pour faire de l’écologie, maintenant?

Hé hé, j’entends parfois cette affirmation et j’aime beaucoup y répondre. Un, l’écologie politique va plus loin que le respect de l’équilibre environnemental, même si nous sommes les meilleurs dans ces thèmes. Comme je le disais tout à l’heure, l’écologie politique est un ensemble cohérent d’idées politiques. Si nous étions un mouvement uni thématique on aurait déjà disparu depuis longtemps. Deux, le libéralisme n’a pas disparu lorsque les chrétiens conservateurs ont repris certaines idées libérales, le socialisme n’a pas disparu lorsque les libéraux et les conservateurs ont repris certains thèmes portés par les socialistes. Il faut se réjouir que d’autres mouvements politiques s’intéressent aux thèmes portés par les écologistes, ça s’appelle de la contagion culturelle. Il y a vingt ans, tout le monde se foutait de nous quand on parlait de tri des déchets et d’éoliennes, maintenant ces deux secteurs sont des moteurs économiques qui créent plus d’emplois en Allemagne que le secteur automobile!

4. La question toute proche: Quand tes voisins, tes amis, tes copains te parlent, qu’est ce qui les préoccupe? La Province tout le monde s’en f****, non ?

Réponse et suite de l’interview ici : http://www.quentinlebussy.be/2012/les-15-questions-du-10e-candidat-a-matthieu-content-1er-sur-la-liste-provinciale#more-867

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Current ye@r *