Retour sur les conseils provinciaux de février et de mars


Conseil de février

Le conseil de février devait être un conseil assez normal avec ses quelques questions d’actualité et le contrôle démocratique habituel de la part des conseillers. Mais le conseil de janvier ayant été annulé faute d’ordre du jour assez conséquent (j’ai déjà expliqué pourquoi je trouvais cela dommage), le contrôle démocratique du mois de janvier s’est donc reporté sur le conseil de février et un grand nombre de questions d’actualité et de questions orales étaient au menu. Certains membres du collège aimant particulièrement s’étendre dans leur réponse, remontant parfois aux origines des dossiers et déballant tout l’historique, la séance a donc été un peu plus longue que d’habitude (mais je vous rassure, on n’a pas dépassé 20h). En tout cas, ça apprendra au collège et au président du conseil qu’annuler un conseil n’est peut être pas une si bonne idée.

Pour ma part, j’y ai posé trois questions d’actualité. Une concernant le centre Tadam, une autre sur les AIS et enfin une sur les déclarations de Fadila Laanan concernant les cars de dépistage de la Province de Liège. En voici un bref résumé:

1/ TADAM: La Ministre Onkelinx a déclaré au Sénat qu’elle pourrait dégager des fonds pour garder les travailleurs qui se sont spécialisés jusqu’à la réception du rapport (juillet-aout) SI la Ville de Liège et la Province de Liège dégageaient également des fonds pour cette période de transition. Ma question était donc de demander à Katty Firquet quelle est l’attitude de la Province par rapport à cela.

2/ Agences Immobilières Sociales (AIS): la compétence logement doit être transférée à la Région en 2014, mais, alors que le transfert (dont le transfert des budgets) n’est pas encore effectué, et même pas encore négocié, la Province de Liège a décidé de supprimer ses subsides de 125 000 euros aux AIS de la Province de Liège (elle est la seule province à faire cela). La Province de Liège argumente en disant qu’ils anticipent le transfert de compétence. C’est un peu comme ce que fait le fédéral avec les compétences usurpées au final.

3/ Cars de dépistage: la ministre Fadila Laanan a déclaré le mois passé que la politique des cars de dépistage du cancer du sein de la Province de Liège n’était pas en conformité avec la politique de prévention santé de la FWB. Or, dans la déclaration de politique générale de la Province, il est mis noir sur blanc que les politiques de santé seront menées en total accord et en concertation et coordination avec la FWB. Force est de constater que ce n’est pas le cas. De plus, la relation avec les médecins généralistes de la province est de plus en plus difficile.

Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces questions et les réponses apportées par les membres du collège concernés ici :

20130228 QA MC PROJET TADAM

20130228 QA MC financement AIS

20130228 QA MC dépistages province et fwb

20130228 Réponse FIRQUET concernant TADAM

20130228 Réponse MOTTARD concernant les AIS

20130228 Réponse PIRE sur question sur déclaration ministre Laanan sur cars dépistage

Pour terminer, petit clin d’œil aux interventions d’André Gérard et d’André Denis, tous deux représentants de la région de Stavelot-Malmedy, qui nous ont permis de mieux cerner les problèmes relatifs aux populations de blaireaux et de castors en Province de Liège.

 

Conseil de mars :

Le conseil de mars est un conseil particulier puisqu’il est l’occasion de passer en revue l’ensemble des rapports d’activité relatifs à chaque secteur de la Province de Liège. C’est pour cette raison que le conseil se réunit en séance plénière quatre jours d’affilée. J’ai déjà fait part publiquement de mon étonnement lorsque le conseil s’était réuni quatre jours afin d’analyser le budget en novembre, mais mon étonnement est encore plus grand en ce qui concerne la séance de mars. D’autant que trois séances sur quatre ont duré moins d’une heure (cf. mes tweet en live du conseil #cpliege). Je peux comprendre que les membres du collège aient besoin d’un jour afin de donner des réponses correctes et bien construites aux interpellations des conseillers provinciaux, mais nous aurions assez de deux séances du conseil pour ce faire, aussi bien pour le budget que pour les rapports d’activité. Et si nous devions siéger deux fois pendant trois heures, je ne trouverais pas cela exagéré à côté de certaines séances du conseil communal liégeois, par exemple, qui parfois, peuvent durer plus de sept heures.

Le groupe Ecolo a fait la majeure partie de son travail ce mois-ci au sein des commissions en posant un certain nombre de questions relatives à chaque rapport d’activité. Ces réflexions ont été rapportées à la tribune lors de la séance plénière par les rapporteurs désignés à cette fin au sein des commissions. J’ai pour ma part posé des questions sur l’alimentation durable dans les cantines scolaires, les procédures de recrutement du personnel, la promotion de l’enseignement technique chez un public adulte, non diplômé et diplômé, sur l’importance de mettre le développement durable au cœur de l’ensemble des formations, la possibilité de retransmettre les conseils provinciaux sur internet via le streaming, etc.

La session de mars est l’occasion pour chacun de monter à la tribune du conseil afin d’interpeller les membres du collège sur les politiques qu’ils mènent de manière assez large en se référant aux rapports d’activité.

Cette fois, j’avais décidé de rester relativement calme et de me contenter d’observer la manière dont cela allait se dérouler après avoir fait mon travail en commission. Je dois avouer que j’ai trouvé cette session assez molle. Il est vrai que nous avons pu observer une petite joute de forme, assez stérile sur le fond, entre les chefs de groupe MR et Cdh, même si cela devient une habitude. J’ai aussi assisté plusieurs fois à un service de soupe gros comme une maison. Je trouve dommage qu’il n’y ait pas eu de déclaration générale prononcée par les différents chefs de groupe. Cela aurait donné une cohérence à l’ensemble des interventions. Je sais que je ne suis pas le seul à avoir déploré la mollesse des débats et j’espère en tout cas que cela fera l’objet d’une éventuelle discussion au sein du bureau du conseil afin de dynamiser les débats au sein de notre assemblée démocratique où les conseillers ont trop peu d’espace et où les membres du collège en prennent trop (notamment en terme de longueur d’intervention).

 

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